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Chrétiens d’Orient en France : « Dans nos paroisses ils sont chez eux, mais ils cherchent à retrouver une chaleur communautaire », RCF, 29.01.2020

Comprendre la situation et la vie des Chrétiens d’Orient dans leur diversité, c’est ce à quoi les auditeurs vendéens ont été invités par Antoine Fleyfel, le 15 janvier dernier, dans le cadre d’une conférence organisée par l’Œuvre d’Orient, au sein du centre de documentation diocésain La Source, rue Joffre à la Roche-sur-Yon. Antoine Fleyfel, franco-libanais, professeur au collège des Bernardins, a montré que si la situation en Syrie et en Irak a été hémorragique, les Chrétiens d’Orient ne sont pas menacés partout.

 

 

Le professeur Fleyfel a évoqué également la diaspora des Chrétiens d’Orient. Elle n’est pas récente, elle a toujours été un élément important de l’histoire de ces communautés. N’oublions pas que les chrétiens sont 10 à 12 millions en Orient, mais presque 20 millions de par le monde. Ce spécialiste du Proche-Orient a montré aussi que des aventures politiques à plusieurs confessions étaient possibles, comme au Liban.
Comment ne pas aborder enfin la vie les Chrétiens d’Orient chez nous. Ils sont nombreux désormais à être installés, nous les retrouvons dans nos paroisses, dans nos églises. Comment les accueillir au mieux ?

Minorités d’Orient, les oubliés de l’Histoire, avec Tigrane Yegavian, France culture, 26.01.2020

Rencontre à France Culture le 26.01.2020 dans le cadre de l’émission Foi et Tradition, pour parler du dernier livre de Tigrane Yegavian.

Tigrane Yegavian est l’auteur de “Minorités d’Orient, les oubliés de l’Histoire”, un essai novateur qui veut sortir les chrétiens d’Orient du seul phénomène de victimisation.

Antoine Fleyfel est philosophe et théologien. Il commente avec nous l’ouvrage de Tigrane Yegavian.

Émission présentée par Sébastien de Courtois.

Les Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire : Exils, KTO, 12.2019

Documentaire KTO, décembre 2019

 

 

Pour les chrétiens d’Orient, le XXe siècle qui s’ouvre est celui de tous les changements : dans un monde bouleversé par la première guerre mondiale, l’Empire Ottoman vit ses derniers instants.Les puissances européennes se partagent des continents entiers et la révolution des transports change la destinée de millions d’hommes et de femmes. Face à ces bouleversements, les chrétiens arabes se nourrissent d’idées nouvelles. Polyglottes, ouverts sur ‘l’extérieur, fiers de leur identité, ils veulent participer à la construction de ce nouveau monde… Quelle contribution les chrétiens d’Orient apportent ils à ce monde arabe qui tente de retrouver son unité ? Pourquoi est-on passé du panarabisme ou panislamisme ? Comment peut-on expliquer la disparition des chrétiens du Proche Orient ?

L’œcuménisme au Moyen-Orient, Bulletin de l’Œuvre d’Orient, n. 797, oct.-déc. 2019

L’œcuménisme au Moyen-Orient

 

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L’œcuménisme est depuis plusieurs décennies une exigence ecclésiale et théologique majeure. Il connut des moments forts lors du XXe siècle, notamment à travers la création du Conseil Œcuménique des Églises en 1948 (350 Églises membres), et dans le sillage de l’aggiornamento du concile Vatican II (1962-1965), tournant décisif en la matière. La question œcuménique diffère au Moyen-Orient et fait face à des problèmes propres au contexte.

Un contexte différent

 L’œcuménisme auquel l’Occident est en général accoutumé concerne principalement les dialogues entre les catholiques, les protestants, ainsi que les orthodoxes dans certains contextes. Le dialogue œcuménique au Moyen-Orient n’est pas concerné d’une manière directe par les problématiques occidentales, d’autant plus que les protestants y sont une minorité adventice. Il évolue dans un contexte particulier dont il faut soulever deux éléments majeurs.

En plus des trois familles ecclésiales catholiques, orthodoxes et protestantes, il existe en Orient deux autres : les Églises des deux conciles, dites jadis nestoriennes (actuellement les deux Églises assyriennes), qui ont rejeté le concile d’Éphèse en 431, et les orthodoxes orientaux, dits jadis monophysites (copte orthodoxes, arméniens apostoliques et syriaques orthodoxes), ceux qui ont rejeté le concile de Chalcédoine en 451. Cela a des conséquences de taille sur le dialogue qui doit tenir compte de problématiques propres aux histoires des Églises orientales.

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Faut-il avoir peur de l’islam ? Annales d’Issoudun, octobre 2019

Interview d’Antoine Fleyfel réalisée par les Annales d’Issoudun, numéro d’octobre 2019.

Propose recueillis par Nathalie Duplan.

Issoudun

1. La plupart des Français ont peur de l’islam, politique ou religieux, et des musulmans. Ces craintes sont-elles fondées ?

Ces craintes sont fondées sur bien des amalgames et sur une ignorance de l’islam qui est un univers très riche, contradictoire, varié, multiple, sujet à instrumentalisation et sous tension. On trouve par exemple dans l’islam, la violence du salafisme jihadiste et l’amour prôné par le soufisme, l’islam politique voulant instaurer un État islamique et l’islam libéral qui sépare nettement politique et religion. Aujourd’hui, ce ne sont malheureusement pas les meilleures figures qu’on entend le plus, et des comportements de facture communautariste brouillent le regard. Les Français doivent certainement être alertes lorsque ce qui fait la France (démocratie, droits de l’homme, égalité des sexes, diversité, etc.) est compromis ; cependant, il faudra aussi regarder ce qu’apportent de positif bien des Français musulmans à la France, depuis plusieurs décennies.

2. Dans Les dieux criminels, vous évoquez les dérives et extrémismes de diverses religions. Toute confession est-elle potentiellement dangereuse ou susceptible d’être instrumentalisée ?

Bien sûr ! Le texte sacré en soi n’a pas de sens. Il n’en revêt un qu’une fois lu et interprété, et c’est là où le bât blesse. Car on peut faire dire au texte une chose et son contraire. Les grandes figures du soufisme (Hallaj, Rabi’a ou Ibn Arabi) et du salafisme (Ibn Taymiyya, Abdelwahhab ou Qutb), lisaient tous le même Coran. Or les fruits de leurs lectures se situent aux antipodes. Les interprétations exclusives, fondamentalistes ou violentes d’une religion dépendent très souvent de graves vicissitudes ou d’une volonté de mainmise politique instrumentalisant la religion. Cela est aujourd’hui évident pour l’observateur de l’évolution de l’islam. Aucune religion n’échappe à cette règle qui trouve à sa source, non la volonté divine – loin de là –, mais le désir humain d’incarner ses idéaux en interprétant le texte sacré dans un sens qui lui convient. Heureusement qu’il existe des magistères, des théologiens et des penseurs critiques pouvant dénoncer ce genre de dérives.

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De l’islam politique, Affaire du Lycée Averroès à Lille, RCF, 19.10.2019

De l’islam politique, Antoine Fleyfel, 3’40-8’35
Dans le cadre d’une émission qui porte sur le problème des financements du Lycée Averroès à Lille.
Présentation de l’émission par RCF :
Le président de la région des Hauts de France a décidé de bloquer les subventions à destination du lycée musulman Averroès. Xavier Bertrand exige plus de transparence sur les fonds étrangers versés à ce lycée privé sous contrat. Ce n’est pas la seule raison du blocage des subventions.  L’éducation nationale n’a jamais transmis les audits réalisés dans ce lycée. Pourquoi ce silence ? Faut-il s’inquiéter de ces financements ? A la suite du livre “Qatar Papers”, qui dénonce une stratégie d’influence dans l’Hexagone, Madeleine Vatel revient sur le contexte qui a conduit les élus à la vigilance.

Syrie, Les chrétiens du Nord Est encore éprouvés, KTO, 16.10.2019

La Syrie est à nouveau fragilisée après l’offensive menée par la Turquie le 9 octobre dans le Nord-Est, suivie de l’intervention de l’armée syrienne. Cette crise aurait provoqué le déplacement d’au moins 160.000 civils, selon l’ONU. La situation humanitaire et sécuritaire est très préoccupante.
Antoine Fleyfel, invité de l’émission Églises du monde, KTO, 16.10.2019.

Lexique libanais de poche, L’Harmattan, 2019

Lexique libanais de poche

Ce lexique de poche de parler libanais est l’outil idéal de l’apprenant et du touriste. Avec 2400 entrées, il met à disposition les mots les plus utilisés, regroupés selon les thèmes de la vie courante. L’accent utilisé pour la transcription des mots est celui de ma ville d’origine, la belle Achrafieh. Ce travail apporte une nouveauté par rapport à ma méthode, fondée sur la phonétique : j’y introduis l’écriture arabe, afin que ceux qui en connaissent l’alphabet et qui veulent comparer la manière de prononcer les termes, puissent bénéficier d’une double indication. Yalla, mwaff2in !

Nombre de pages : 200

Prix : 7 euros

Extrait sur Google Books

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Manuel de parler libanais, 2e édition, Paris, L’Harmattan, 2019, 154 p.

Parler libanais 2

Le parler libanais – un accent du dialecte arabe moderne au Moyen-Orient – dépend essentiellement de la langue arabe, mais garde certaines traces de la langue syriaque, notamment aux endroits de la prononciation et du vocabulaire. Cette méthode opte pour un vocabulaire largement fidèle à l’arabe et à la tradition locale. Ce manuel s’adresse à des Français(es) et à des francophones désirant étudier le dialecte libanais, dans le but de le parler et sans passer par l’apprentissage de la langue arabe, de son alphabet et d’une bonne partie de sa grammaire. La deuxième édition de ce livre fournira à celles et à ceux qui le travaillent des éléments de base pour leur apprentissage du parler libanais.

La problématique des réfugiés syriens au Liban, Bulletin de l’Œuvre d’Orient, n. 796, juil.-sept. 2019

La problématique des réfugiés syriens au Liban

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Depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011, la question des réfugiés syriens n’a eu de cesse d’intervenir dans l’actualité et dans le débat public. L’Europe en subit les conséquences à travers les flux migratoires qui ont été source d’inquiétude pour d’aucuns, opportunité économique pour certains et carburant idéologique pour d’autres. Angela Merkel, qui accepta d’accueillir en Allemagne des centaines de milliers de réfugiés, le paya cher politiquement. Incapable de satisfaire tous les besoins d’accueil des réfugiés sur son sol, l’Union européenne, qui établit des quotas d’accueil selon les États membres, opta pour une politique d’aide financière aux pays entourant la Syrie, afin de limiter le mouvement de migration vers ses terres. Le Liban, la Jordanie et la Turquie sont trois pays qui jouxtent la Syrie et accueillent le plus grand nombre de réfugiés en dehors de la Syrie. Ils reçoivent cette sorte d’aide qui s’ajoute à d’autres, notamment celle relevant des organisations internationales.

Au Liban, la question des réfugiés ressemble à une histoire tragique où se mêlent misère humaine, instrumentalisation politique et imaginaire identitaire. Cet article cherche à faire la lumière sur la question.

 

Le contexte

 

La guerre syrienne est la cause du mouvement migratoire. Plusieurs camps s’y sont opposées ou s’y opposent toujours, engageant des puissances locales, régionales et internationales, donnant parfois à ce conflit l’allure d’une guerre mondiale. Durant plus de huit ans, il est responsable de l’un des plus grands déplacements de populations depuis des décennies. La plupart des réfugiés en dehors de la Syrie se sont installés dans les pays limitrophes, dont le Liban, qui accueille le plus grand nombre de réfugiés proportionnellement à sa population. Comprendre cette présence doit tenir compte de certains facteurs.

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