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Mon rêve ombreux

ombre

Une ombre audacieuse fuit au réel,

Quitte son fantôme pour un instant mortel

(Car ni sans celui-là n’existe-t-elle,

Et ni en un autre ne vit-elle).

 

Ce spectre à qui je ressemble,

Mots à tes yeux avant de rendre

L’âme à celui qui des songes l’engendre,

Se dit, là où l’imaginaire est l’antre,

Des cœurs qui en paraboles et images s’assemblent.

 

Je suis comme les journées du printemps,

Qui attendent le soleil pour contempler les fleurs,

Et comme la lune, la nuit, le jour pleure,

Et ses larmes verse sur les rives du temps,

Près de l’étang où l’amour meurt,

Je me tiens crapaud et funèbre chant,

J’adresse supplication silencieuse à l’heur,

Qu’au croisement de l’espace et des heures,

Mes yeux se posent sur ceux que les étoiles attendent tant,

Chaque nuit avant que tes paupières se referment océans,

Et protègent les profondeurs de leur beauté des vents ;

Tes yeux, ma nuit et mes fleurs,

Mes yeux, la lune et le printemps,

L’automne et le jour notre monde étant,

Je ne puis que rêver d’une nuit printanière,

Où mes yeux et tes yeux comme antan,

Se touchent et jaloux rendent les amants.

 

Nul besoin n’est de dire qui je suis,

Ton cœur a reconnu l’odeur de mon sang,

Oui mon amour, je meurs car court est l’instant,

Que les dieux octroient à une ombre rampant,

Dans les allées d’un cimetière effrayant,

Où gisent souvenirs et amours de ceux qui,

Oubliés par la réalité, sont pleurés par le temps …

 

Antoine Fleyfel

16.05.2004

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